ALORS, ON DANSE ...

Cela faisait des années que j’avais en tête de faire du hip-hop (merci Benny-B) mais je n’avais jamais osé franchir le pas. Alors quand on m’a proposé un cours individuel, je n’ai pas beaucoup hésité. 

En effet, l’idée de me mêler directement à un groupe ne m’enchantait guère. Il suffit de faire un bref passage sur Youtube et de taper « groupe de danse hip-hop » pour ne jamais oser fouler un parquet de danse. La crainte d’être  à la ramasse, de ne pas suivre, de ne pas être dans le rythme,... Bref, toute cette somme de freins qui empêchent la plupart d’entre nous d’aller se déhancher sur du gros  son, de peur de faire face à des « breakers » chevronnés. Heureusement pour moi, le cours vers lequel je me dirige m’est entièrement dédié et lorsque j’arrive, Andrea et Geraldine, mes deux jumelles/professeurs du jour me mettent tout de suite en confiance : « ça va bien se passer ». 

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Première chose à savoir pour un cours de hip-hop, privilégiez une tenue dans laquelle vous êtes à l’aise. Évitons donc les shorts trop serrants ou les t-shirts près du corps. Vous allez vous agiter, exécuter des mouvements amples et puis surtout... transpirer !

Le début de séance se présente de façon assez « cool ».  Quelques étirements spécifiques en musique, ischiojambiers, adducteurs, muscles du dos,.. Il serait plutôt  bête de se blesser dès le premier enchaînement.

Dans le miroir j’aperçois le grand sourire d’Andrea et Geraldine. On peut sentir en elles l’immense envie de danser. Aucun doute là-dessus, je suis face à deux passionnées qui ont hâte d’en découdre avec la musique et voir ce que j’ai dans le ventre. Nous voilà donc partis pour 1h15 de cours. Le premier mouvement est fait sans musique et déjà, ce jeu de bras et d’épaule, l’index en l’air, nécessite plusieurs essais avant de comprendre le sens de l’enchaînement. Positionné un peu derrière les jumelles face au miroir, mon regard se perd parfois, ne sachant pas où regarder. Finalement, je capte le truc et le mouvement suivant arrive assez vite. Une fois les 3 ou 4 premiers pas mémorisés au rythme des « pam pam pam »  des filles, on passe en musique. Dans un premier temps de manière assez mécanique, le but étant ici d’intégrer toute cette première séquence. Une fois cette séquence enregistrée, les filles montent le volume. Cette fois, on va la jouer à fond. Ouf, c’est réussi ! Il ne reste plus qu’à y mettre un peu de  « flow » mais je sens que ça me plaît.
 

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La suite de la chorégraphie s’apprend toujours de la même manière : courte séquence par courte séquence, sans musique dans un premier temps, enchaînée à la séquence précédente, et ensuite depuis le début, à chaque fois de manière graduelle dans l’intensité pour terminer musique à fond, corps sous tension, toujours rythmé par les « pam pam pam » des filles.

La méthode très pédagogique des filles fonctionne à merveille. Les mouvements s’enchaînent naturellement et il ne m’arrive (pratiquement) à aucun moment de rater une séquence. Comme tout exercice de ce type, le secret réside dans la capacité à être pleinement présent, sans trop se focaliser sur le mouvement à effectuer mais en anticipant plutôt déjà le suivant. 
Assez physique, le hip-hop se révèle aussi un peu mental. Le cerveau bouillonne dans un premier temps avant d’automatiser les séquences. Et à mesure que celles-ci deviennent instinctives, le « flow » tant recherché commence à trouver sa place. Cette fois ça y est, je suis prêt à enflammer le dance floor ! On en est à combien de minutes de choré, là ? Ha… 18 secondes ? Je mesure en un instant la charge de travail que peut représenter l’apprentissage d’une chorégraphie complète et je m’incline devant  le talent d’Andrea et Geraldine. Elles maîtrisent à la fois le style, le rythme, la bonne humeur et la capacité à enseigner à un novice comme moi une chorégraphie qu’elles ont élaborée.

Je sors finalement de cette séance physiquement et mentalement bien stimulé, avec un goût de trop peu. On peut recommencer dès demain, pour apprendre la suite, s’il vous plaît ? 

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