QUELS SONT LES AVANTAGES FINANCIERS DE ROULER EN VÉLO ÉLECTRIQUE ?

Commençons par enfoncer une porte ouverte : le vélo – même électrique – est bon pour la santé et contribue à votre qualité de vie et bien-être. Vous réduisez la pollution de l'air et la pollution sonore, vous faites un geste pour l'environnement et vous soulagez à votre échelle le trafic sur nos routes. 

Le vélo électrique ne cesse de gagner en popularité, et il devient lentement mais sûrement le moyen de locomotion privilégié de plus en plus de Belges. Et comme pédaler est également bon pour vos finances, pourquoi se priver ? Les autorités et employeurs prévoient en effet toute une série d'indemnités et de subventions pour le cycliste qui roule sur vélo électrique. Vous voilà donc à profiter du grand air tout en étant payé pour le faire. Qui dit mieux ?

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L'INDEMNITÉ VÉLO

La prestation la plus connue réservée aux cyclistes est sans aucun doute l'indemnité vélo. Il s'agit d'une prime que les employeurs peuvent verser aux travailleurs qui effectuent une partie de leurs déplacements domicile-lieu de travail en vélo – de type ordinaire, électrique ou Speed Pedelec. « Peuvent », vous avez bien lu. L'indemnité vélo est en effet une faveur de l'employeur et non une obligation, sauf si elle fait l'objet d'une CCT sectorielle. L'employeur détermine lui-même le montant de l'indemnité vélo, et peut déduire à 100 % de ses charges d'exploitation un montant maximal de 0,24 euro par kilomètre. L'itinéraire à emprunter – et donc le nombre de kilomètres – est défini en concertation entre le travailleur et l'employeur, car l'itinéraire le plus court n'est pas forcément le plus sûr.

Le nombre de kilomètres n'est pas plafonné. Les pouvoirs publics entendent ainsi favoriser ce moyen de locomotion sain et sécurisé. Le travailleur touche quelques centimes non taxés à chaque kilomètre parcouru, tandis que l'employeur profite d'avantages fiscaux et se retrouve avec des collaborateurs débordant de vitalité.

PRIMES

Vous en avez assez de cette voiture ou moto qui consomme trop et envisagez l'achat d'un vélo électrique ? Vérifiez alors auprès de votre commune s'il n'existe pas une prime liée à un tel achat. Certaines autorités locales versent en effet une prime lorsque vous rendez votre immatriculation et achetez un vélo (électrique). À Anvers – où se multiplient les chantiers –, vous pouvez demander une prime via ‘Slim naar Antwerpen’. La ville vous verse une prime unique à l'achat de votre vélo, pour autant que vous l'utilisiez au minimum deux fois par semaine pour aller travailler. Le montant de la prime va de 50 à 250 euros, et peut grimper à 450 euros si votre employeur est partenaire de ‘Slim naar Antwerpen’. À Gand, « ville du climat » qui investit pleinement sur le cyclisme, vous pouvez bénéficier d'une prime de maximum 500 euros par ménage lorsque vous renoncez à votre voiture (et rendez votre immatriculation) pour un moyen de transport alternatif. La prime Bruxell'Air représente quant à elle un véritable « package de mobilité » et peut être demandée pour le partage de sa voiture, l'achat d'un abonnement de transport public ou l'acquisition d'un vélo électrique. Dans le règlement des primes de la ville de Courtrai également, nous pouvons lire qu'il est possible d'obtenir une prime allant jusqu'à 400 euros en cas de radiation de son immatriculation et d'achat d'un vélo électrique. Les villes et communes sont libres de proposer de telles mesures incitatives. Informez-vous au préalable, cela en vaut certainement la peine.

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BIKE TO WORK

Si pédaler jusqu'au travail ne vous rendra pas riche, l'initiative du Fietserbond et du Gracq-Les Cyclistes Quotidiens pour encourager cette pratique est louable et vaut plus que la peine d'être mentionnée. Vous disposez de votre calendrier vélo personnel sur une plate-forme en ligne, et vous y enregistrez chaque jour de vélo pour recevoir des points. Lors d'un Summer Challenge et d'un Winter Trophy, vos points sont échangés et vous êtes récompensé par de multiples avantages ainsi que par un lot comprenant plein de choses intéressantes pour les cyclistes. En tant que membre Bike to Work par exemple, vous bénéficiez notamment d'une assistance en cas de problème sur la route.

LEASING VÉLO

Le leasing vélo n'est peut-être pas la solution la plus intéressante pour le particulier, les formules de leasing étant souvent plus chères qu'un emprunt classique. Rien ne vous empêche d'opter pour le leasing bien sûr, mais pensez à bien calculer le coût total de l'opération au préalable. Ou alors, informez-vous à propos d'un éventuel prêt vélo. De nombreuses banques proposent aujourd'hui des formules intéressantes à ce niveau. En tant qu'entreprise ou personne assujettie à la TVA par contre, le leasing d'un vélo électrique peut s'avérer un bon plan. Libre à vous, en tant que dirigeant, de louer un vélo pour vous-même ou de l'intégrer dans le package salarial de vos collaborateurs.

En tant qu'entreprise, vous ne payez pas de cotisations à l'ONSS et aucun avantage de toute nature n'est exigible lorsque vous proposez un vélo de société à vos collaborateurs. Tous les coûts engagés par l'entreprise pour l'achat, l'entretien ou la réparation des vélos de société sont déductibles à 120 %. Même les dépenses pour les accessoires – lumières, pompes, catadioptres, etc. –, l'abri à vélos, les douches ou vestiaires peuvent être déduites à 120 %. 

Nous avons cherché et trouvé quelques sportifs dans l'âme qui ont décidé d'échanger leur voiture contre le vélo (électrique) pour se rendre quotidiennement au travail.

Tom Stouthuysen

« Début décembre, j'ai décidé que c'en était assez. Assez de ces files interminables dans la voiture. Assez de cette agressivité inutile qui s'empare de nous au volant. Assez de cette pollution dont j'étais moi-même aussi responsable. J'avais entendu dire qu'il était possible d'obtenir un Speed Pedelec en leasing via Decathlon, et ma foi... pourquoi pas ? J'ai appris via les collègues des RH que je devrais mettre un bon 60 euros nets de ma poche, en fonction de mon salaire, mais que mon trajet de 38 km (aller) me vaudrait par contre une indemnité vélo mensuelle d'environ 250 euros. Une belle promotion, donc, et une raison de plus de ne pas hésiter. Me voilà donc à faire mon trajet d'Aarschot à Evere à vélo (électrique), 4 jours par semaine. Un choix qui me permet de rester actif, car malgré l'assistance électrique, vous sentez quand même que vous avez fait du sport. Mon trajet me prend seulement 10 à 15 minutes de plus, et me vaut une belle prime en fin de mois. Rien que des avantages, donc ! »

Karol Dedecker

« Je me rends depuis peu au travail à vélo électrique. Enfin, vélo hybride je dirais : j'active l'assistance uniquement quand je le souhaite ! Je pédale jusqu'au travail quatre jours par semaine ; le cinquième, je suis en télétravail. Mon trajet me prend environ 35 minutes. C'est plus long qu'en voiture, mais uniquement quand la circulation n'est pas trop dense. Le grand avantage du vélo, c'est que vous savez précisément à quelle heure vous arriverez, ce qui est chose impossible avec la voiture. Et je me maintiens en forme !

J'ai commencé à me rendre au travail à vélo pour m'exercer à ma participation aux 1 000 km de 'Kom Op Tegen Kanker'. Après cela, j'ai tout simplement continué. L'an dernier, j'ai même décidé de rendre ma voiture de société dans le cadre de la mesure Cash for car[1] . Je reçois en outre une indemnité vélo, ce qui forme une motivation supplémentaire puisque je peux y prétendre pour chaque trajet effectué à vélo. Rendre ma voiture a été un véritable cap, qui signifiait renoncer à une partie de ma liberté et de mon confort. Mais j'estimais devoir moi aussi faire un geste pour l'environnement, et j'ai donc franchi le pas.

Je parcours désormais 80 à 100 km par semaine à vélo. J'ai la possibilité de prendre une douche au travail, mais je ne le fais que rarement. Des vêtements amples et un brin de toilette suffisent généralement ! »

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